Biographie de François MANSART
François Mansart naît en 1598 à Paris dans une famille modeste d'artisans du bâtiment.
Très jeune il devient l’élève de son oncle, Germain Gautier, alors architecte du roi.
Doué pour cet art, Mansart fait de rapides progrès et se voit confier son premier ouvrage : la restauration de l’hôtel de Toulouse.
A vingt cinq ans il érige le portail de l’église des Feuillants à Paris. Le succès de sa réalisation lui vaut le « brevet d’architecte du Roi ».
Puis il participe à la construction de l’église de la Visitation rue Saint-Antoine, récupérée finalement par la ville de Paris qui la transforme en temple et la renomme temple du Marais.
Dès lors et dans une période favorable à l'essor de l'architecture, Mansart est sollicité pour de nombreuses réalisations. Il enchaîne les constructions et travaille successivement à l’élaboration des hôtels Conti, Mazarin, Carnavalet et Toulouse (siège actuel de la Banque de France). La même année (1635), Gaston de France, frère du roi, lui demande d’agrandir son château de Blois. Mansart construit l’aile dite de Gaston d’Orléans, inspirée par le palais du Luxembourg.
Mais c’est entre 1640 et 1649 que Mansart réalise son chef d’œuvre : le château de Maisons-Laffitte, en bordure de la forêt de Saint-Germain en Laye. Majesté, symétrie et équilibre caractérisent cette demeure, véritable modèle de l’architecture française du XVIIème siècle.
Mansart y dessine également les parterres et jardins encadrant le château ; et quelques années plus tard, il ajoute écuries et pavillons d'entrée. Ce petit joyau suscite l'admiration de ses contemporains et particulièrement celle de Charles Perrault qui écrit :
« Le château de Maisons, dont Mansart a fait tous les bâtiments et les jardinages, est d'une beauté si singulière qu'il n'est point d'étranger qui ne l'aille voir comme l'une des plus belles choses que nous ayons en France. »
On compte enfin au nombre de ses plus célèbres exécutions, le Val de Grâce. Il s’agit d’une commande de la reine Anne d’Autriche qui souhaitait manifester sa piété par cet édifice religieux. Mansart dessine les plans et commence les travaux ; mais au fur et à mesure de l’édification, les coûts s’avèrent trop importants et la reine le décharge du chantier au profit d’un autre artiste moins ambitieux.
Exigeant et perfectionniste, Mansart a pour habitude de remettre en cause régulièrement son projet initial afin de l’améliorer sans cesse. Cette tendance qui a souvent retardé la réalisation de ses œuvres et en a quelquefois aggravé le coût, l'empêche aussi de s'engager sur des échéances. Il perd plusieurs occasions de réaliser des œuvres prestigieuses qui lui auraient permis de manifester davantage encore son génie architectural.
C’est le cas du Louvre. Colbert en attendait en effet les plans définitifs afin de les soumettre au roi ; mais dans l’impatience, il confie finalement la tâche à Perrault.
Outre ces défauts, on reproche à Mansart, dont la tendance était d’exagérer la noblesse des monuments pour leur procurer plus de grandeur, son architecture trop massive.
Toutefois, malgré ces critiques et même s’il ne reste aujourd’hui que très peu de traces de son passé (le Val de Grâce, le château de Maisons-Laffitte, la façade restaurée de l’hôtel Carnavalet et le temple du Marais rue Saint-Antoine, ainsi que quelques gravures), François Mansart est considéré comme un brillant architecte français dont l’influence sur le baroque sera prédominante sous Louis XIV.
On lui doit enfin probablement l’origine du terme « mansarde », technique de comble brisé qu’il affectionnait particulièrement.
A la suite d’une carrière très dense, il s’éteint à Paris à soixante huit ans, riche mais sans descendance.