Biographie d'Hector GUIMARD
Hector Guimard naît en 1867 à Lyon.
Quelques années plus tard, il se rend à Paris pour effectuer ses études.
Il intègre d’abord l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs (il a juste quinze ans) et y effectue une scolarité brillante.
Puis il entre aux Beaux-Arts où il subit l’influence de l’architecte Viollet-le-Duc, précurseur de l’Art Nouveau.
En 1889 a lieu l’Exposition Universelle de Paris. Pour cette occasion, Guimard exécute le pavillon de l’électricité. Cette première commande accueillie avec enthousiasme est déterminante pour la carrière de l’artiste. Guimard se lance en effet dans la réalisation d’un certain nombre d’immeubles parisiens majoritairement situés dans le seizième arrondissement. Il travaille pour le compte de particuliers qui le chargent de l’ensemble de la décoration (intérieure et extérieure) de leur appartement. Parmi les plus célèbres, on trouve la maison Coilliot et le Castel Béranger rue Lafontaine, pour lequel il obtient le premier prix de la plus belle façade de Paris.
De 1891 à 1900 il enseigne aux Arts Décoratifs.
En 1895 il fait connaissance de l’architecte belge Victor Horta, rencontre décisive pour l’orientation de son style. Désormais Guimard rejette le modèle Antique enseigné aux Beaux-Arts (école dont il n’obtiendra d’ailleurs pas le diplôme) et lui préfère l’imitation de la Nature à la façon des artistes gothiques ou japonais.
En 1899, Guimard est candidat au concours de la Compagnie du Métro portant sur la création d’édicules destinés à couvrir les entrées des stations souterraines. Unique architecte à représenter l’Art Nouveau, sa candidature est retenue par curiosité. L’artiste dessine ainsi des centaines d’entrées, utilisant principalement le fer et recourant souvent au décor floral. Ses œuvres sont parfois comparées à des libellules déployant leurs ailes. Il demeure aujourd’hui quatre vingt sept de ces édicules. Parmi les plus beaux figurent ceux des stations Porte Dauphine, Châtelet et Abbesses.
D’une manière générale, les réalisations artistiques de Guimard sont caractérisées par des lignes fluides et inhabituelles, des courbes vibrantes inspirées par la Nature, des formes essentielles, soulignées par des jeux de lumière et de contrastes liés aux différents matériaux utilisés (l’architecte travaille essentiellement le bois, le fer et la pierre). Elles sont très représentatives du Style Art Nouveau organique et floral en France, plus tard connu sous le nom de « style Guimard »ou « style Métro ».
Mais si ce genre particulier emporte d’abord un vif succès, l’Art Nouveau finit par passer de mode et le public par s’en lasser. La Compagnie du Métro n’a alors d’autre choix que de rompre ses contrats avec Guimard.
Guimard poursuit ses décorations d’immeubles parisiens. Puis, en raison de l’origine juive de sa femme, il s’exile à New York pour fuir l’antisémitisme. Il y meurt en 1942, dans l’anonymat le plus complet.