Biographie d'Alexandre Théodore BRONGNIART
Alexandre Théodore Brongniart naît à Paris en 1739.
Après de courtes études de médecine, il se réoriente et s’inscrit à l’Académie Royale d’Architecture.
Au cours de sa formation, il remporte différents prix récompensant notamment la réalisation d’une façade de théâtre ainsi que l’entrée d’un arsenal. Il échoue en revanche trois fois au Grand Prix de Rome.
C’est au sein du neuvième arrondissement de Paris que l’architecte accomplit ses premières œuvres d’art.
En effet, le quartier de la Chaussée d’Antin, peuplé de riches aristocrates, est tout à fait propice à la construction d’hôtels particuliers et son carnet de commandes se remplit vite.
Brongniart assure entre autre l’édification de celui de Madame de Montesson (1770) puis de son amant, le duc d’Orléans.
Dès 1777, Brongniart, dont la brillante réputation est acquise, intègre l’Ecole Royale d’Architecture. Il y côtoie différentes personnalités et se lie d’amitié avec le sculpteur Houdon et la femme de Lebrun, peintre de son état.
En 1780, on le charge de la construction du couvent des Capucins, rue de Caumartin (aujourd’hui transformé en lycée Condorcet).
Ce bâtiment, comme la plupart de ceux réalisés par Brongniart, est exécuté avec tout le dépouillement et la sobriété propres au néo-classicisme.
Brongniart travaille également rive gauche dans le quartier des Invalides.
Dans l’actuelle rue Monsieur, l’artiste érige l’hôtel particulier de la fille du prince de Condé (dit « Hôtel de Bourdon-Condé »), les écuries du comte de Provence (frère de Louis XVI) et l’hôtel de Montesquiou. Dans le même périmètre, sur des terrains qu’il a personnellement acquis, Brongniart construit encore l’hôtel de Masseran (parfaitement conservé à ce jour) et une maison pour son propre usage, située à l’angle du boulevard des Invalides et de la rue Oudinot.
Il dirige aussi la fin des travaux de l’Ecole militaire, commencés par Gabriel.
Sur ce chantier, il est à l’origine du manège, de l’observatoire et de l’entrée de l’Ecole. Alentour, il perce les avenues de Breteuil, Villars, Ségur et Lowendal, donnant au quartier sa physionomie actuelle.
Polyvalent dans ses fonctions, l’artiste dessine en outre différents parcs et jardins, à Paris et en province. Parmi les nobles qui font appel à ses talents, on compte le maréchal de Ségur, alors ministre de la guerre. Celui-ci l’avait repéré sur le chantier des Invalides et le choisit comme architecte paysager pour sa propriété de Romainville.
Enfin, passés les tourments révolutionnaires, Brongniart propose divers projets au nouveau pouvoir, dont la création du palais de la Bourse.
En 1804, les plans du bâtiment séduisent Napoléon 1er qui s’exclame : « Monsieur Brongniart, voilà de belles lignes. A l’exécution mettez les ouvriers ! ».
Les travaux démarrent mais l’architecte meurt avant la fin du chantier qui porte toutefois son nom.
Brongniart est inhumé en 1813 au Père-Lachaise, cimetière qu’il conçut lui-même quelques années auparavant.